Aprem sur l’île Sainte Hélène

Vendredi nous avons passé l’après-midi au parc Jean Drapeau sur l’Ile Sainte Hélène, au sud de Montréal. J’ai pris ma première leçon de percu, ça m’a beaucoup plu (mais mes doigts ont doublé de volume).

En fin d’après-midi nous avons tourné la première séance du projet « Around Canada », pour lequel j’ai fait la coordination.
A la caméra, Franck, le réalisateur et initiateur du projet. Au son, sa copine Mélanie. Aux percus, Stéphane et Alex. Et moi? Euh…machino roots. Le concept est de filmer un musicien par province canadienne. Chacun interprète l’hymne nationale (Oh Canada) avec son instrument. Au final ça donne une vidéo musicale sous forme de cadavre exquis, un orchestre virtuel en quelque sorte.

Magnifique set up au skyline. Aprem très ensoleillée (en témoignent mes ridicules marques de bronzage) et magic sunset.
Magnifique set up au skyline. Aprem très ensoleillée (en témoignent mes ridicules marques de bronzage) et magic sunset.
Je prends toujours très au sérieux toute tâche à accomplir. Surtout sur un tournage.
Je prends toujours très au sérieux toute tâche à accomplir. Surtout sur un tournage.
J'y vais ou j'y vais pas...Quack?
J’y vais ou j’y vais pas…Quack?
Vue du Pont des Deux Iles, qui relie Saint Hélène à Notre Dame.
Vue du Pont des Deux Iles, qui relie Saint Hélène à Notre Dame.
Vue de Montréal sous "L'Homme" d'Alexander Calder
Vue de Montréal sous « L’Homme » d’Alexander Calder
Oui c'est bien à Montréal...comme quoi en cherchant bien!
Oui c’est bien à Montréal…comme quoi en cherchant bien!
Une copine sur le chemin...elle sentait les vibrations des percussions et sortait de son trou pour nous renifler.
Une copine sur le chemin…elle sentait les vibrations des percussions et sortait de son trou pour nous renifler.
Skyline...parc Jean Drapeau (maire de Montréal dans les années 50)
Skyline…parc Jean Drapeau (maire de Montréal dans les années 50)

 

Les nuits montréalaises

La Saint Jean

Mardi 24 juin nous avons fêté la Saint Jean, comme tout bon québécois (même temporaire) qui se respecte. Beaucoup de drapeaux bleu et blanc, beaucoup de fleurs de lys…ne manquait que le rouge pour qu’on soit comme à la maison! Nous sommes allés boire un verre à La Grande Terrasse sur la place Jacques Cartier (explorateur français qui dessina les contours du golfe du St Laurent, entre autre).

Peu importe les attractions que propose la ville, le plus intéressant reste de déambuler. Je crois qu’à Montréal les gens passent l’été à s’émerveiller qu’il y ait une ville si agréable sous la neige. C’est ce qui rend le contraste des saisons si saisissant!

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Le Festival du Jazz

Le festival international du jazz a démarré hier. On ne s’attendait pas à une telle entreprise! Je me serais crue au festival de Cannes, sans la mer et sans les films. Mais je parie qu’ils commandent leurs chapiteau et guirlandes au même fournisseur. L’ambiance est très agréable, des scènes ont émergé partout dans le centre ville. Beaucoup d’artistes sont présents, pour l’instant on a entendu de tout sauf du jazz, mais à refaire, et à re-refaire même :-)

Mon festichat préféré...il y en a plein tout au long du parcours qui mène aux différentes scènes.
Mon festichat préféré…il y en a plein tout au long du parcours qui mène aux différentes scènes.
Au fond, la scène principale, sur laquelle se jouait l'hommage à Leonard Cohen pour l'ouverture du festival. Une vidéo du chanteur interprétant son Alleluia était projetée sur les façades des buildings, et un frisson d'émotion a parcouru l'assemblée. Je le sais, je l'ai senti aussi.
Au fond, la scène principale, sur laquelle se jouait l’hommage à Leonard Cohen pour l’ouverture du festival. Une vidéo du chanteur interprétant son Alleluia était projetée sur les façades des buildings, et un frisson d’émotion a parcouru l’assemblée. Je le sais, je l’ai senti aussi.

J’ai suivi mon propre conseil. Le festival du jazz, on l’a refait et re-refait. Comme en témoignent les photos, l’ambiance est toujours aussi chaleureuse. On a vu Martha High, Guy Bélanger, Kali Live Dub, Idy Oulo, No Jazz, Bran Van 3000, Seckou Keita et Ekotones…autrement dit de la soul, du blues, de l’electro, de la musique du monde, du ragga dub, du rock…mais toujours pas de JAZZ!
Alors j’ai juste une question…Pourquoi appelle t-on ce festival celui du jazz? Et comme j’ai tendance à faire les réponses…je dirais que c’est parce que le « jazz », de nos jours, définit un style très particulier de musique réservée aux oreilles aguéries, patientes, et quelque peu en quête de cacophonie organisée…Ce que je viens de vous décrire ne vend pas. Or les sponsors sont bien là, de General Motors à Heineken en passant par Bell et Loto-Québec.
Au final tout le monde est content, parce que même moi qui suis capable d’ingurgiter du jazz, je n’y serais sûrement pas retournée un soir sur deux si ça avait été pour n’écouter que des pincements de corde et des cris de trompette.
Notre plus beau souvenir reste le concert de Seckou Keita (ci-dessous).

Seckou Keita, quintet international! Le chanteur est sénégalais, la chanteuse et le percussionniste sont gambiens , le violoniste est égyptien et le bassiste est italien! Musique africaine mélodieuse et entraînante, une très belle joie de vivre contagieuse!
Seckou Keita, quintet international! Le chanteur est sénégalais, la chanteuse et le percussionniste sont gambiens , le violoniste est égyptien et le bassiste est italien!
Musique africaine mélodieuse et entraînante, une très belle joie de vivre contagieuse!
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Concert de Martha High and the Shaolin Temple Defenders. Elle, c’est une ex- James Brownette. Eux, ils ne sont pas bridé, comme nous le laisse entendre leur nom de groupe. Ils sont bordelais.
Je ris, parce qu'il fait beau et qu'il y a de la bonne musique. Je ris, parce qu'on vient de boire un délicieux muscat. Mais je ris surtout parce qu'on a bien galéré pour prendre cette photo en pleine foule sans qu'apparaisse la tête de quelqu'un d'autre à ma place.
Je ris, parce qu’il fait beau et qu’il y a de la bonne musique. Je ris, parce qu’on vient de boire un délicieux muscat. Mais je ris surtout parce qu’on a bien galéré pour prendre cette photo en pleine foule sans qu’apparaisse la tête de quelqu’un d’autre à ma place.

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Feux d’artifice

Le festival international des feux d’artifices tirés de La Ronde a été l’occasion d’une belle balade au vieux port et au bassin Bonsecours. On a regardé les feux depuis une passerelle entre les quais, parallèle au St Laurent.

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Springtime in Montreal

La première chose qu’on remarque, c’est qu’il n’y a plus de neige. La seconde, c’est qu’il y a une ville sous toute cette neige!!! Qui l’eut cru!
Ci-dessous une petite série de photos de l’arrivée du printemps. Les 3 premières ont été prises hier lors d’un shooting pour un projet appelé « Tourisme Montréal ». Les suivantes ont toutes été prises au hasard d’une balade.

Et non je ne fais pas exprès de me la péter en disant « shooting ». Quand je dis tournage, c’est qu’on filme. Quand je dis shooting, c’est qu’on prend des photos. Je sais, c’est le même mot traduit, mais le fait que nous français manquons cruellement d’imagination pour traduire n’est pas nouveau.
Ici on dit shooting pour tout, c’est encore plus simple.

Façades victoriennes sur Sherbrooke Est
Façades victoriennes sur Sherbrooke Est
Une des entrées de Chinatown
Une des entrées de Chinatown
Le parc Lafontaine...A côté de notre set-up, deux guitaristes jouaient du Django Reinhard. Les pigeons mâle coursaient les femelles au bord du lac (c'est le printemps...). La musique en live donnait à leur manège de séduction un air franchement comique.
Le parc Lafontaine…A côté de notre set-up, deux guitaristes jouaient du Django Reinhard. Les pigeons mâle coursaient les femelles au bord du lac (c’est le printemps…). La musique en live donnait à leur manège de séduction un air franchement comique.
Sur le shooting, dans une ruelle du Vieux Port.
Sur le shooting, dans une ruelle du Vieux Port.
Statue du Square Victoria aux couleurs des "Canadiens de Montréal" (quel nom original!), l'équipe de hockey sur glace.
Statue du Square Victoria aux couleurs des « Canadiens de Montréal » (quel nom original!), l’équipe de hockey sur glace.
Mélange si typique de l'ancien et du neuf sur Saint Antoine
Mélange si typique de l’ancien et du neuf sur Saint Antoine

La vague du Saint Laurent

Un spot de surf dans le Saint Laurent, ça vous fait rire ? Pourtant tous ceux qui sont passés à Montréal en ont généralement entendu parler…On est allé voir pour nous-mêmes.
L’expédition comprend une longue balade qui longe le port…on a vu plus glamour comme promenade, le port de Montréal ayant une allure d’usine désaffectée. Mais une fois le beau crochet accompli, on arrive à la curiosité architecturale de l’île, Habitat 67. Ce sont des appartements de luxe, logés dans un bâtiment cubique volontairement gardé couleur béton fraîchement coulé. Les formes rappellent vaguement notre bon vieux CIV, en terne.
Le spot se trouve juste là, on y accède par un petit chemin derrière le terrain privé d’Habitat 67. Et c’est vrai que c’est impressionnant. 15 mètres en aval, le Saint Laurent est calme. 15 mètres en amont, le même calme plat. Mais à un endroit, quelques vagues se succèdent, peinant à démarrer ou moussant timidement. Les surfeurs nostalgiques s’acharneraient donc à pratiquer cette vague statique….On n’en a pas encore la confirmation, parce que notre expédition a eu lieu en fin d’après-midi hier, que le spot était à l’ombre, l’eau à moins de 10° et le remous trop calme. Mais le matin, il paraît qu’il y a plein de canards en combinaison.

Habitat 67, où un Rubik's cube décomposé
Habitat 67, où un Rubik’s cube décomposé
Les premiers remous,et la biosphère de l'Ile Sainte Hélène en fond.
Les premiers remous,et la biosphère de l’Ile Sainte Hélène en fond.
L'improbable wave
L’improbable wave
Sunset sur Montréal
Sunset sur Montréal

Empreintes d’été dans la neige

Il est 20h17, une odeur d’été flotte dans l’air. Un petit vent frais rappelle étrangement la brise de bord de mer, la nuit tombe doucement. Il fait 14°, on découvre des parcelles de peau encore bien camouflées hier. Je marche vers le métro humant le parfum de l’air qui se réchauffe….et je tombe sur des piles de neige. Certaines si petites qu’on dirait qu’elles tentent de passer inaperçu, d’autres si grandes que pour sûr elles veulent se faire remarquer!
Je ne sais quelles surprises me réserve Montréal dans les semaines à venir (encore du soleil? une dernière tempête?) mais ce soir ce petit bout d’été coincé entre deux piles de neige m’a mis l’eau à la bouche.

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Parlons orteils. Parce qu’aujourd’hui, mardi 22 avril, et par 25°, c’est leur première sortie aérienne en « gougounes » !!! Traduction : je suis enfin passée aux tongs :-)
Je fais des jaloux ? Tant mieux ! Les azuréens sont mal placés pour se plaindre. Quant aux parisiens…ma foi j’ai vécu ce que vous vivez mes amis…je vous comprends ! Et je ne vous dirai pas avec un ton condescendant que la pluie cessera bientôt, parce que vous savez aussi bien que moi que ce n’est pas vrai! Allez j’arrête. Mais j’ai bien le droit de vous faire la nique à mon tour, maintenant que je ne suis plus ensevelie sous la neige.
Pour ceux qui lèvent un sourcil, je confirme…oui oui on est bien passé de -10° à +15° en deux ou trois jours. Les québécois sont habitués à ces contrastes…la météo est toujours leur sujet de conversation préféré. Que je sois en train de payer le « dépanneur », que je discute en attendant le bus ou que je passe un entretien, le salut est systématiquement suivi d’un commentaire sur la pluie et le beau temps. Du coup j’ai mes réponses toutes prêtes « c’est fort agréable ces températures ! Oui on souffle un peu ! Pourvu que ça dure ! Ah oui le soleil ça change tout hein ma bonne dame!! »

premières sandales