photo-diaries #3 : nature forte

Pour cette troisième session, je me suis penchée sur des tableaux de nature que j’aime appeler forte plutôt que morte. Les première (« branché ») et troisième (« giant grass ») photographies se font écho, tout comme la seconde (« down to earth ») et la quatrième (« shadows and dust »). Du coup il y a presque deux séries en une, mais comme le thème qui m’a inspiré reste le même, je préfère les garder ensemble.

branché

down-to-earth

giant-grass

shadows-and-dust

Moi qui déteste le flash, j’ai pourtant été agréablement surprise par l’effet qu’il donne à la terre craquelée dans la deuxième photo « down to earth ». Une fois n’est pas coutume…

photo-diaries #1 : mirror puddles

Pour cette toute première série, j’ai choisi un thème qui m’est cher et que je vais avoir du mal à délaisser. Mais tout l’exercice d’un défi de ce genre consiste à chercher de nouvelles pistes, à explorer et tâtonner pour mieux s’étonner.

mirror puddle1

mirror puddle2

 

mirror puddle 3

 

Ces trois clichés de flaques ont été pris avec trois appareils différents : #1 compact, #2 reflex et #3 téléphone portable!

Paneeeer! Photos de classe à l’indienne

– vidéO-

Je me suis transformée en photographe pour les photos de classe de Pushp Niketan School à Dhampur, dans le nord de l’Inde. Le titre fait référence au mot paneer (se dit panir), la traduction locale de « cheese »…pour faire sourire les enfants. (Oui parce que fromâââge, très moyen). Mars 2010.

Durée : 55 sec.

FINdia

Alors, c’était comment?
Si vous avez lu ce blog, vous savez. Si vous ne l’avez pas lu, lisez les articles de l’Op. Sandindia. Et en bref? C’était fabuleux, déstabilisant, enivrant, et incroyablement enrichissant.
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Le top 3
Hummm.
1 exaeco: les îles Andaman et l’Himalaya. Les îles, c’est le paradis, et c’est une valeur sûre. Les montagnes, ça a été LA surprise du voyage, je ne m’attendais pas du tout à accrocher autant.
2: discerner un tigre camouflé dans son environnement naturel au parc Bandhavgarh, majestueux.
3: les temples de Khajuraho hors saison…on a eu l’impression d’être les premiers à découvrir le site, magique.
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Que penses-tu des indiens?
Question difficile. De certains peuples on peut dire qu’ils sont gentils, fainéants, généreux ou grincheux. Des indiens, je dirais surtout qu’ils sont beaucoup trop nombreux. Et du coup j’ai eu l’impression de voir de tout, partout, comme une représentation de notre monde, dans un seul continent. Le contact était plus facile et bien plus authentique à Dhampur qu’en back-pack. J’ai eu la chance d’apprendre à connaître mes voisins au fil des mois, alors qu’en voyage on revêt malgré nous le costume du portefeuille sur pattes, et les rencontres désintéressées sont rares.
En conclusion, le pays est magnifique, mais il faut prendre le temps, parce que les trajets sont longs, le chaos constant est pesant, et dépendant de la saison la chaleur est accablante. Ne vous imaginez pas qu’avec un petit ventilateur et une bouteille d’eau fraîche le tour est joué, parce que la majorité des patelins un peu paumé n’ont pas l’electricité H24. C’est imprévisible, désordonné, et bourré de charme. Je me suis laissé séduire, et j’ai fait des progrès phénoménaux en patience.
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Village-hopping dans l’Himalaya

Quand on est arrivé à Shimla, station climatique au pied du Grand Himalaya, il pleuvait comme vache qui…se soulage. Ça a duré toute la journée, et comme le parapluie ne faisait pas partie des invités, on s’est partagé un K-way (enfin un sac en plastique), façon Laverne-Hoagie-Bernard (pour ceux qui connaissent le jeu DOTT – wink wink Zey).
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Afin d’optimiser les 5 jours, on s’offre un trek dans la vallée du Kinnaur. Kaku, notre chauffeur-guide, est aussi amical que professionnel.
Chaque étape est plus époustouflante que la précédente, nos chambres d’hôte ont vue panoramique sur les imposantes reines blanches de l’Himalaya. Chaque jour on découvre un nouveau village, de Narkanda a Chitkul, à 40 km de la frontière tibétaine, en passant par Sarahan, Sangla, Karcham, avec toujours plus de temples en bois et toits d’ardoise, de routes vertigineuses, de vallées de conifères. Les randonnées sont parfois ardues, mais la vue est toujours une récompense à la hauteur.
Le dernier jour on aurait bien signé pour encore 3 semaines, si ce n’est pour les ampoules, parce que les marches de 30 km sans chaussures adaptées, ça fait enrager les orteils!
Et comme tout est toujours loin de tout, on fait 9h de voiture, puis 9h de bus pour atteindre Dehradun, d’ou on attend un train de 6h pour rejoindre Delhi.
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