Le moment cinémoi : Life of Pi

Il n’y a rien de surprenant au fait que je trépignais d’impatience à l’idée d’aller voir un film au cinéma de Kaikoura. Ce qui est plus étonnant, c’est que ça m’ait pris 3 mois! Une combinaison des films à l’affiche et la démotivation de pédaler jusqu’au centre ville sans doute.

C’est maintenant chose faite. On m’a dit que ce cinéma était vraiment old school, avec une salle trop petite et un écran carrément minuscule, du coup j’ai été agréablement surprise. Pour une fois qu’il n’y avait pas cette clim démesurée qui enrhume en 1h30! Le niveau de son était correct et les sièges confortables bien que basiques.
Bon l’entracte, ça fait bizarre. Ce n’est pas désagréable (pause pipi, drink et popcorn), mais sur le coup quand le film coupe, on a quand même cet instinct de râler contre le projectionniste. Pour autant, je ne reviens pas sur mes propos, les entractes en Inde pendant les films Bollywood de 4h sont essentielles.

Je ne sais comment, j’étais persuadée que « Pi » venait de piscine. Pourtant je n’ai pas lu le livre et n’ai jamais entendu parler de l’histoire! Ce qui explique que je m’acharne à le prononcer « Laïfe of Pee » et non « Paï ». Bon, pour ceux qui n’ont pas vu le film, vous savez maintenant que le nom complet de Pi est Piscine. Mais je vous rassure, ça ne vous en dit pas beaucoup plus ni sur le film, ni sur la fin!

C’est un coup de coeur complet. Le dernier de ce genre était Big Fish, il y a 10 ans. J’étais arrivé un poil en retard dans la salle et le film venait de commencer. J’ai été tellement happée dès la première scène que je suis restée exactement dans la même position tout le long. Sans quitter ma veste, poser mon sac à main ou même me débarrasser du sac de courses Monoprix sur mes genoux. Je n’ai pas décroisé une jambe ni bougé mon bras pour me gratter le nez. Hypnotisée. Si je raconte cette anecdote autant dans le détail, c’est qu’il m’est arrivé plus ou moins la même chose avec Life of Pi. J’y suis allée avec deux amies, donc nous avons bien sûr échangé, mais je suis restée scotchée !

Alors c’est vrai, revoir l’Inde, ses accents et ses couleurs ne m’a pas laissé indifférente. Ajoutez à cela que le tigre est mon animal totem que j’aime d’une passion inexplicable, que j’adore la poésie cinématographique, que je vis en ce moment dans une région on l’on observe presque tous les jours baleines, dauphins et autre faune merveilleuse du Pacifique, et le cocktail ne pouvait que fonctionner sur moi. Je me suis laissée complètement embarquer, sans mauvais jeu de mot! (Vous n’avez pas compris? Allez voir le film! Voici la bande annonce pour vous faire patienter.)

GRRRRRichard Parker!

Quel droit a l’homme sur l’animal ?

Mercredi dernier, un homme est décédé sur une plage au nord d’Auckland suite à l’attaque d’un requin. Une équipe de police a tiré sur le squale depuis un bateau et un hélicoptère après le drame, et la chasse continue bien que le requin n’ai pas été repéré de nouveau depuis. La presse cite une attaque « vicieuse » et « non provoquée ».

Hier, un pingouin bleu est mort suite aux manipulations incessantes d’une quinzaine de touristes qui s’amusaient à se le passer de main en main pour prendre une photo avec l’animal dans les bras. Théoriquement, ces touristes sont passibles d’une peine de prison, le pingouin bleu étant une espèce protégée car en voie de disparition.

Ces deux évènements survenus en Nouvelle-Zélande à moins de 48 h d’écart nous donnent à réfléchir sur les droits que s’octroie l’homme sur l’animal.

Certes, nous sommes doués d’une intelligence qui selon la sélection naturelle et la loi du plus fort, nous place en haut de la chaîne. En se basant sur cette constatation primaire, on se dit que si l’homme a un « droit » sur l’animal, c’est celui de se défendre, comme le ferait n’importe quel autre animal. Mais c’est justement grâce (ou à cause) de l’intelligence qui nous différencie que nous ne pouvons nous permettre d’en rester à cette conclusion primitive.

Le requin est sur son territoire. Il n’a pas sauté dans la piscine de quelqu’un pour attaquer le premier venu, il est dans son habitat naturel. Dès lors, n’est-ce pas l’homme qui prend un risque en allant nager? Faut-il alors « sécuriser » l’endroit ou d’autres hommes sont susceptibles de vouloir se baigner, et donc tuer les habitants des environs pour ce faire? Comme l’a très bien dit une amie plongeuse et photographe :

Mettez un burger sous mon nez, si j’ai faim ou que je m’ennuie, je vais le manger. Mettez de la viande sous le nez d’un requin…même chose.

L’homme est tellement au-dessus de tout qu’il ne peut même plus se concevoir comme appât.

Alors oui, bien sûr on pense aux autres nageurs du coin qui risqueraient de se faire croquer, et on préfère leur dire que le risque a été « éliminé », plutôt que leur répéter que les requins ne sont pas en cage, qu’ils nagent où ils veulent et que justement, la différence entre l’océan et la piscine, c’est entre autre qu’on n’est pas tout seul dans l’eau.

Je précise au cas où que je ne suis pas une B.B en puissance, et ne me considère pas dans le camp de ceux qui ont définitivement tiré un trait sur l’homme pour défendre l’animal corps et âme. Je pense évidemment à la famille de la victime, pour qui la chasse du coupable n’a peut-être même pas un goût de vengeance ou de soulagement, car  on dit d’eux que ce sont de grands amoureux de l’océan, avec tout ce que ça implique.

Moins tragique pour l’homme mais tout autant pour l’animal, que dire de l’acte tout bonnement stupide de ces touristes (adultes) qui sont allés jusqu’à déplacer un pingouin et le serrer dans leurs bras pour poser avec une peluche vivante? Au premier abord, la peine de prison semble être une punition excessive…mais après réflexion?

Qu’en pensez-vous?

Op. Pengu-ing [action de chercher – et trouver – des pingouins]

« On peut voir des pingouins à Kaikoura, non? »
« Oui, à South Bay ».
« Alors pourquoi on n’y va pas? »

C’est en partant de ce constat que la date de l’opération Pengu-ing est fixée à jeudi. Cette expédition a deux objectifs :

– Trouver des pingouins bleus

– Trouver LE pingouin Gorfou du Fiordland

Pourquoi LE? Parce qu’il n’y en a qu’un dans les parages. Le pauvre bougre s’est perdu et les scientifiques qui l’ont repéré sur les côtes de Kaikoura ne savent même pas comment il s’en est sorti. Cette espèce évolue généralement bien plus au sud du pays, dans les environs de l’île Stewart (qui est par ailleurs LE point le plus éloigné de la France. Dès qu’on le dépasse, on commence à se rapprocher!)

Quatre des membres de notre groupe de six travaillent pour la même compagnie et un de leurs collègues organise des tours guidés pour observer les pingouins.  Tous savent donc à peu près où regarder, ce qui nous permet de partir en solo à l’aventure.

Nous voilà partis, armés de nos appareils photo et lampes torche, au coucher du soleil, moment stratégique s’il en est, car les pingouins reviennent de la chasse et se réfugient dans des crevasses et derrière des rochers pour la nuit.
Nous garons la voiture au bout de la route et entamons un parcours escarpé et glissant entre les roches à marée basse. Au bout d’un petit quart d’heure, nous nous retrouvons bloqués. À droite, une falaise. À gauche, un rocher léché par les vagues. En face, un passage étroit, occupé par une otarie. On ne se décourage pas et on contourne le rocher tant bien que mal, mais on réalise qu’on ne va pas être tout seul. Effectivement, derrière le fameux rocher, une tripotée d’otaries est disséminée un peu partout. Or figurez-vous que s’il y a une chose à ne pas faire, c’est passer entre une otarie et la mer. Ça lui « coupe » la route, et elle est susceptible d’attaquer. Nous entamons donc un slalom fort amusant, si ce n’est pour les regards légèrement dérangés des squatteuses odorantes.

Le pingouin bleu (blue penguin)

Arrivés au bout d’une deuxième baie, nous apercevons une anfractuosité dans la falaise. La lumière décline rapidement, mais notre oeil s’est habitué et l’on voit encore clairement. L’un de nous part en reco, et sort un pouce pour nous indiquer que le premier objectif est atteint. On progresse à pas de loup vers la cavité, et découvrons avec émotion cette petite boule bicolore.

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C’est un pingouin bleu à nageoire blanche, encore plus rare que le pingouin bleu à nageoire pas blanche. Il est endémique de la Nouvelle-Zélande, et de l’île du sud en particulier. Au passage, son vrai nom est manchot pygmée, mais tout comme pour le phoque et l’otarie, on confond souvent manchot et pingouin. La traduction n’aide pas, car le nom anglais est Blue Penguin. Moi perso je préfère pingouin bleu parce que 1. il est vraiment bleuté, 2. pingouin c’est plus mignon. (C’est comme hérisson, c’est plus mignon que…ah non un hérisson reste un hérisson).

Le pingouin Gorfou du Fiordland (Fiordland crested penguin)

Blague à part, alors que nous nous acharnons à vider nos batteries d’appareils photo, Sarah nous indique que Stéphane a trouvé le naufragé, LE pingouin échoué difficile à repérer. Déjà qu’on se sent formidablement chanceux d’avoir le petit bleu rien que pour nous! On traverse une deuxième crique, ravis de constater que la marée n’est pas montée. Au bout, bien visible à l’abri du vent derrière un rocher se tient le Gorfou. Re-wow. Re -crépitement de clics-clichés. On le trouve magnifique, même s’il est en pleine mue. D’ailleurs on peut voir un tapis de plumes blanches et grises toutes douces autour de lui. Plus tard, il aura des aigrettes jaunes de chaque côté de la tête, comme des touffes de sourcils. Ceux d’entre vous qui ont vu le film d’animation Surf’s Up reconnaîtront Cody Maverick. Mais celui-ci est encore tout jeune, et on n’aperçoit que le dessin de ses aigrettes.

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Complètement happés par le show, nous ne prêtons aucune attention au fait qu’il fasse nuit, jusqu’à ce que Stéphane, mu par une responsabilité à caractère militaire, nous encourage à entamer le retour. Le chemin de l’aller n’est plus accessible (le nombre d’otaries a doublé et si on ne voit plus leur regard, on entend leur souffle rauque un peu partout). On finit par trouver un chemin qui remonte sur la colline et rattrape la balade de la péninsule, nous ramenant au parking de l’autre côté. Une mini-rando nocturne exaltante qui clôture parfaitement cette mission accomplie.

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Les voisins, ces proches si lointains

C’est un thème récurrent chez moi les voisins. Ça va avec ma manie de zoomer et dézoomer mon inspiration. Parfois quand la muse n’est pas au pas de la porte, elle est juste à côté! Faut dire que j’ai été servie en matière de voisinage. Une famille roumaine qui casait douze personnes dans huit mètres carrés et réglait tous les problèmes en chantant (et en tapant du pied), un vieux bougre complètement sourd grâce à qui je me réveillais quotidiennement au son de Télé Matin bien avant mon alarme, les marocains dont la vie est une fête (bruyante, odorante et fenêtre ouverte). Du coup je me suis prise à rêver d’avoir un voisin sympa, qui pourrait presque devenir un pote, quelqu’un à qui je pourrais demander un œuf sans qu’il se sente agressé. Rêve devenu réalité à Montréal, où nous avons eu le super-voisin, celui qui fait des apéros musicaux et des barbecues, celui qui s’assure que vous êtes chez lui quand la soirée va déborder.

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Ici, on a découvert une nouvelle manière de voisiner, notamment dû au logement : cinq maisonnettes proprement alignées et toutes conçues pareil. On peut entrer par la porte-fenêtre côté rue, ou la porte arrière côté plage. À Kaikoura, cet ensemble est surnommé le chenil. Ça peut sembler péjoratif (sauf pour ceux qui savent que j’ai été un chien dans une autre vie…), mais en réalité chaque bloc a été entièrement réhabilité, et l’agence qui s’en occupe s’assure de ne prendre que des locataires sérieux pour redorer le blason du quartier (tap tap on the back).

À noter qu’un « locataire sérieux » aux yeux de l’agence ne correspond pas forcément à l’image du voisin conventionnel que vous vous imaginez. Le vieux Sid par exemple est un pêcheur australien au visage buriné, à qui il reste 3 dents à tout casser. Édenté + accent mi-aussie mi-kiwi + shooté à l’alcool à brûler = tu mérites une médaille quand tu as compris un mot. Mais ça ne l’empêchait pas d’être volubile. Un jour, on a troqué un de nos coquillages gravés contre une langouste qu’il venait de pêcher, mais la transaction s’est négociée en langage des signes.

À côté de chez Sid (et non pas du côté de chez Swann), Steve et sa femme tiennent un élevage de papillons. Chenilles et cocons n’ont plus de secrets pour nous. Ils font aussi pousser des plantes de tabac, et grâce à eux on apprend que le parfum des lys tue les poissons rouges. Ils fument chacun deux paquets de cigarettes par jour, mais nous refilent le vin qu’ils ont eu en cadeau à Noël, parce que ça, ils n’y touchent pas plus. Elle maîtrise parfaitement l’art de passer du coq à l’âne et toute conversation digne de ce nom est nécessairement supérieure à une demi-heure. Lui est un expert du salut efficace : systématique, mais rapide, poli donc pas intrusif, l’alter ego de sa femme en somme.

Avant, pendant, après
Avant, pendant, après

De l’autre côté, notre jeune voisine a grandi entre Ibiza, l’Inde et l’Angleterre, appelle tout le monde « dear » ou « darling », et combine savamment squat et rumbala (ou rave, selon l’humeur). Au début j’ai cru que ça me taperait sur le système, mais on s’y fait. On partage même nos poubelles, c’est pour dire! On est toujours convié, mais les jeunes juste-un-tout-petit-peu-moins-jeunes que nous sommes passent leur tour de temps en temps. On assume bien, surtout celui qui se lève à quatre heures du matin cinq fois par semaine pour aller voir sauter les dauphins, et accessoirement guider sur le bateau.

Les 27 du 23

Mardi 22 janvier, 9h. S&S récupère la Toyota qui va avaler 1000 bornes en 3 jours. Pourquoi? Parce que demain, l’homme va avoir 27 ans, et que pour le contenter, qui l’aime l’emmène en vadrouille.

Ça commence comme ça, avec Stéphane au volant. Une fois que vous avez vu cette photo, vous avez vu plus de 50% de son week-end. Heureusement qu’il aime le volant, même à droite ! J’aurais pu conduire, hein, mais non.

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Arrivés sur la route qui longe la péninsule Banks jusqu’à Akaroa, Stéphane constate que ce petit îlot central a la forme d’une raie. Ça lui inspire un design de bijou à graver.

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A Okains Bay, on a trouvé une grotte dans laquelle on n’a rien trouvé. Fascinant!

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Ça, c’est juste pour dégoûter tous ceux chez qui c’est l’hiver! Non en réalité le Pacifique est assez frisquet, on ne s’y baigne pas non plus tous les jours . . .

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Cocorico, Akaroa est la ville par laquelle la France a failli coloniser la Nouvelle-Zélande. Résultat, on y voit des drapeaux français et les rues se nomment Jolie, Benoît ou encore Lavaud. L’un des restos du coin s’appelle l’Escargot Rouge, mais c’est un fast food (au secours!)

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Les statues de rue, c’est fait pour ça, non?

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Toujours dans l’optique de graver des bijoux, Stéphane entame une phase de ramassage fastidieuse. J’y participe, jusqu’à ce que je réalise que les mouches des sables m’ont piqué 5 fois en moins d’une minute. Le blond, lui, n’a pas de soucis bien sûr.

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Après le ramassage, séquence rinçage. Ben oui, les grains de sable dans les poches, ça va 5 minutes!

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Bientôt un an de plus. . . moi qui suis déjà passée par là, je le guide, mais dans l’ombre . . .

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Les coquillages sont propres, il faut maintenant les trier par paires et se débarrasser des mauvais éléments. Ah non mais c’est du boulot de préparer des beaux bijoux! La consommation de bière fraîche est recommandée durant cette phase.

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Le 23 janvier au matin, nous sommes à nouveau sur la route. Il n’y a pas grand chose, voire rien, jusqu’à ce petit (tout petit) patelin de Springfield et son doughnut géant. Parfait, c’est là que mon américain soufflera sa bougie.

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Qui peut se vanter de déguster son gâteau d’annif dans un gâteau d’annif ?

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On vous le disait, sur la route il n’y a rien. Et tant mieux! Ces montagnes en mettent déjà plein la vue.

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Castle Hill. Stéphane me fait explorer tous les recoins entre les rochers où lui n’a pas accès, à savoir tous ceux où il y a des toiles d’araignée. Ici aussi on Fort-Boyarde.

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Stéphane (alias Guimli, a.k.a le nain) rejoue une scène du Seigneur des Anneaux qui ne s’est pas tournée là.

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Il tâte la température de l’eau et on ne dirait pas qu’il va y aller. Pourtant si, jusqu’aux genoux. Ça lui rappelle son bon vieux Colorado.

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A Klondyke Corner, on pose la tente. Et on cherche de l’or, qu’on ne trouve pas. Parce qu’il faut dire que l’eau est à 7°, et qu’on a préféré se caler au coin du feu.

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« I turned 7. 20 years ago. » Dixit Peter Pan.

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On fait connaissance avec le kea, surprenant perroquet alpin assez bruyant et très espiègle. Les perroquets n’ont pas de lèvre, pourtant celui-ci trouve le moyen de se lécher les babines!

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Pour allumer un feu, vous utilisez quoi vous, un briquet, des allumettes? Boring! Avec un stick de magnésium c’est tellement plus rigolo! Et puis ça fait des étincelles.

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L’apéro dînatoire version campeurversaire : olives, tomates croque-au-sel, fromage, viande séchée,  tartinade, champagne rosé et cidre au fruit de la passion.

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Une fois la nuit tombée, on guette des kiwis qui visiblement (ahaha) ne sont pas là.

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Le berger, monté sur son quad, faisait des grands signes d’un air plutôt bourru. On a cru qu’il s’adressait à son troupeau, mais non en fait c’était pour nous! Ce ne sont pas les vaches qui gênent la circulation, c’est nous qui gênons les vaches. Comme quoi, tout est une question de perception.

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Il a traversé 19 000 kilomètres pour s’en éloigner, mais Paris est toujours à sa porte! A ce stade, c’est le destin.

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Pique-nique du lendemain, 27+1j donc. Au menu, tartines de saumon fumé et petits sandwiches, en bordure de la rivière Inangahua qui traverse Reefton.

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On finira le week-end par 2h de trempette aux bains de Hanmer Springs, dans des bassins de soufre et d’aqua-thérapie. La météo était au rendez-vous puisqu’il faisait gris et pluvieux (vous vous voyez plonger dans une eau à 42° en plein cagnard?)