Parc Tam-tam, ces années 70 qui n’en finissent pas

Dimanche nous sommes allés aux Tam-tams du Mont Royal. J’aimerais vous dire qu’on a été guidé par l’écho des percussions (parce que ça sonne bien) mais ça ne serait pas tout à fait vrai. Après une belle traversée du parc (et quelques cloques, parce que les premières ballerines de la saison font toujours ça) nous arrivons dans une véritable marée humaine. Pas difficile de trouver la source de cette foule…elle est au pied de la statue sur la place Georges-Etienne Cartier (voilà comme ça si d’autres se demandent où est le parc tam-tam, je leur épargne les cloques :-)
Et là, c’est un authentique « revival » de la révolution Peace & Love. Tout le monde il est beau (enfin, à l’intérieur tout du moins) et tout le monde il est gentil. Les percussionnistes s’en donnent à cœur joie, ça tape au centre, sur les côtés, aux alentours de la place…là vous vous dites : wow le capharnaüm! Je sais, je me suis dit ça moi aussi. Et bien pas du tout, les amateurs s’accordent sur les plus pros au centre de la place, et le tout est saisissant. Que ceux qui pensent que je n’ai été sensible aux « rak baaam » que parce que Stéphane pratique se ravisent. Bien sûr il a joué, bien sûr c’était top (en témoignent ses quelques cloques, parce que la première session de la saison fait toujours ça)…mais c’est l’ensemble qui est prenant. La foule ne fait pas que de la figuration. Certains dansent, d’autres tentent désespérément de faire entendre leur flûte, guitare, triangle, trompette…
C’est bien agréable de voir une ville faire la fête, et encore plus agréable de savoir que cet événement a lieu tous les dimanches de beau temps !
Prochaine découverte dominicaine : le piknic-electronik. Vous l’avez deviné, Montréal l’été et Montréal l’hiver, c’est le jour et la nuit, Dr Jekyll and Mr Hyde !!

Bon la vidéo est de piètre qualité, mais je vous assure que ce n’était pas un « total mess!! »

Tu t’es-tu sucré le bec?

Tradition québécoise, la cabane à sucre est le temple du sirop d’érable. Incontournable donc, et fortement recommandée, cette activité n’a pas seulement pour but de battre encore un record d’ingurgitation de calories, c’est aussi une immersion au cœur de la récolte de l’or en bouteille.
Dimanche dernier, Chris, Steph&I avons loué une voiture pour nous rendre au Domaine St Simon, à un peu plus d’une heure de Montréal à l’est. Après une belle traversée de la campagne québécoise (plate, et blanche) nous avons bien dû nous avouer perdus. Premier arrêt dans le village de St Simon pour interroger le seul homme visible à plus de 2 km…Malheureusement nous avons compris 1 mot sur 6 : « c’est t’y ben qu’tu tournes à drouéte au flasheur, pis l’deuxiéééme rang d’là… » Uh huh, merci!  Deuxième tentative…à peine plus déchiffrable, nous avons osé faire répéter le pauvre homme trois, quatre fois. Mais ça a payé ! On a pu trouver du premier coup après ça.
Le déjeuner-brunch au Domaine sera une belle récompense. Grande tablée, plats à volonté (aïe aïe aïe…), tout est copieusement arrosé de sirop d’érable : les œufs brouillés, les patates, les saucisses, le jambon, les oreilles de crisse, le pâté, la salade coleslaw…en dessert ils nous servent des grand-pères : une sorte de pâte frite dans du sirop d’érable et servie dans son jus. Arrivés au café on avait (passez-moi l’expression) les dents du fond qui baignaient…mais la serveuse nous convainc qu’il reste ben un peu d’place pour la tire à la neige !! Et là on se regarde, et on doute. La tire à la neige…un tour de luge ? Sans luge peut-être ? On va chasser des écureuils ? NON…la tire à la neige (ou la neige à la tire comme s’obstinait à dire Stéphane) ce sont des sucettes d’érable. Des boules de sucre pur, en d’autres termes. Claude, le cabane-à-sucrier, verse des petits pâtés de sirop sur la neige, puis avec un bâtonnet on enroule la pâte pour la sucer.
S’en suit la balade autour du domaine sur un char tiré par des chevaux (canadiens, naturellement) et la révélation du secret de la récolte :
Les acériculteurs collectent l’eau d’érable au début du printemps, pendant le dégel. Toute la sève gelée est montée pendant l’hiver, et elle coule en se réchauffant. L’eau d’érable est ensuite portée à ébullition, pour en extraire les quelques pour-cents de sucre pur. Il faut environ 40 litres d’eau d’érable pour 1 litre de sirop. La couleur et la viscosité dépendent de l’arbre et de la technique d’ébullition.
Nous avons quitté le domaine peu avant 4h et avons repris la route en direction de Trois-Rivières, au Nord de Montréal. Initialement fréquentée par les algonquins, Trois-Rivières est la 2ème plus ancienne ville du Québec. Son nom est né d’une illusion d’optique. Il fait référence aux trois canaux que la rivière St Maurice forme à son embouchure avec le fleuve St Laurent.

Tournage au Casino de Montréal

Ayé! J’ai un nouveau job…je travaille pour Moment Factory, société de production et plate-forme multimédia. Convivial, loft tout luxe, méga busy, équipe internationale au taquet…j’ai nommé l’usine des moments! Pour la petite histoire, j’ai passé l’entretien mercredi dernier à 18h. A 21h j’étais engagée, et à 9h30 le lendemain je commençais. Au taquet je vous dis!

Mercredi dernier nous avons tourné en studio, et jeudi au Casino de Montréal, pour le film institutionnel commandé par le Casino. 48h pratiquement non-stop. Depuis je suis en récup.

green screen setup
En studio, sur fond vert, pour incruster les personnages dans un tout autre décor.
Au Casino, Bobby perche Dave pour la scène au bar de la salle de poker. Il es 4h du matin.
Au Casino, Bobby perche Dave pour la scène au bar de la salle de poker. Il es 4h du matin.
La coordo de prod (aussi scripte, aussi assistante réal...) très concentrée sur sa shot-list, à ne pas confondre avec les shots de tequila.
La coordo de prod (aussi scripte, aussi assistante réal…) très concentrée sur sa shot-list, à ne pas confondre avec les shots de tequila.
jackpot!
Jen & I aux machines à sous…oui oui on travaille, ça ne se voit pas??
Casino crew (3)
Factorians’ jack pot, fin de journée! Il est 11h, et on est exténué.

On a de la visite!

Chris, de passage à New-York, est venu jusqu’à Montréal pour le week-end. Nous en avons profité pour lui faire faire un petit tour de la ville, poutine incluse. Le soir nous sommes allés au Club 737, qui offre une vue imprenable sur le centre-ville. D’ailleurs c’est vraiment la seule raison d’y aller !

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Ce pays n’est pas vraiment adapté à mes dimensions, mais avec quelques coussins et un manche à balais, je peux la conduire. Tandis qu’un gars d’ici dans ma petite R5, je voudrais bien l’y voir! Il aura allumé les phares et nettoyé le par-brise avant d’avoir trouvé la boîte de vitesse.

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Vous souvenez-vous de la patinoire où nous évoluions avec grâce? Et bien nous allons bientôt pouvoir y nager avec tout autant de grâce!

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La  poutine, la vraie de vrai, de base, frites et fromage. J’ai déjà goûté une poutine plus élaborée (viande hachée, sauce, oignons…)
Mais maintenant je suis au régime. Je ne tolère que les cookies n’ milk ;-)

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Vue du club 737 (une chance que vous n’ayez pas le son, croyez-moi!)

Sports d’hiver

Qui a dit « à Montréal, tu vas faire du patin tout le temps ? » Qui que ce soit, il s’est trompé. Au hasard d’une balade au Lac des Castors lundi dernier, nous avons décidé de faire nos premiers pas sur la glace…heureux hasard !! La saison venait de se terminer, mais la patinoire, toujours à l’affût des profits, avait quand même ouvert un dernier jour compte tenu du beau temps (et en dépit des nombreux geysers naissant ci et là).
Premiers et derniers pas donc…énergiques pour Stéphane, plutôt timides pour moi.

En revanche la saison de ski étant loin d’être terminée, nous avons pu profiter d’une journée parfaite au Mont Tremblant dimanche. Nous avons loué une voiture avec Sébastien et Marie. Après un arrêt traditionnel (dixit Seb) au Tim Hortons pour un petit déj’ riche en énergie (et carrément blindé en calories) nous avons enquillé l’heure et demi de route qui nous sépare des pistes. La location du matériel a été un grand moment. Guichet 1 : je m’enregistre sur Internet, et la machine me sort un premier ticket. Et voilà, en 15 secondes, je suis encore un nouveau numéro. Guichet 2 : je présente mon ticket, je paye, et l’hôtesse me remet deux papiers. Guichet 3 : je donne un de ces papiers pour qu’on m’équipe, et on me tend un quatrième ticket à garder. Résultat, après avoir fait 3 fois la queue, et avoir distribué 4 papiers, j’ai légalement le statut de skieuse. Pas étonnant qu’on ait bientôt plus de forêt.
On grimpe tout en haut, on démarre en douceur. Notre team est composé de 2 skieuses (dont une Gigi à qui il ne manque que Pépette et une crêpe au sucre), 1 snowboarder et 1 « patinetteur ». Météo idéale, bonne neige…un régal. Stéphane nous a emmené sur une piste à bosses en pleine forêt, une belle communion avec la nature, que j’ai honoré en faisant un gros câlin à un des arbres qui passait par là (oui c’est lui qui passait, pas moi.)
Après une pause déjeuner typiquement nord américaine (chien chaud, hamburger, frites) nous voilà repartis. Dur dur de redécoller, mais l’après-midi s’annonce tellement courte que nous sommes remotivés en deux temps trois glissades. Et en effet les pistes ferment à 16h30, alors qu’il fait encore grand soleil…quel dommage. Nous en avons profité pour découvrir le charmant village du Mont Tremblant et achever la journée sur un chocolat chaud/marshmallows/crème fouettée.

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Steph Candelloro et moi, grande sportive

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