Tournage au Casino de Montréal

Ayé! J’ai un nouveau job…je travaille pour Moment Factory, société de production et plate-forme multimédia. Convivial, loft tout luxe, méga busy, équipe internationale au taquet…j’ai nommé l’usine des moments! Pour la petite histoire, j’ai passé l’entretien mercredi dernier à 18h. A 21h j’étais engagée, et à 9h30 le lendemain je commençais. Au taquet je vous dis!

Mercredi dernier nous avons tourné en studio, et jeudi au Casino de Montréal, pour le film institutionnel commandé par le Casino. 48h pratiquement non-stop. Depuis je suis en récup.

green screen setup
En studio, sur fond vert, pour incruster les personnages dans un tout autre décor.
Au Casino, Bobby perche Dave pour la scène au bar de la salle de poker. Il es 4h du matin.
Au Casino, Bobby perche Dave pour la scène au bar de la salle de poker. Il es 4h du matin.
La coordo de prod (aussi scripte, aussi assistante réal...) très concentrée sur sa shot-list, à ne pas confondre avec les shots de tequila.
La coordo de prod (aussi scripte, aussi assistante réal…) très concentrée sur sa shot-list, à ne pas confondre avec les shots de tequila.
jackpot!
Jen & I aux machines à sous…oui oui on travaille, ça ne se voit pas??
Casino crew (3)
Factorians’ jack pot, fin de journée! Il est 11h, et on est exténué.

On a de la visite!

Chris, de passage à New-York, est venu jusqu’à Montréal pour le week-end. Nous en avons profité pour lui faire faire un petit tour de la ville, poutine incluse. Le soir nous sommes allés au Club 737, qui offre une vue imprenable sur le centre-ville. D’ailleurs c’est vraiment la seule raison d’y aller !

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Ce pays n’est pas vraiment adapté à mes dimensions, mais avec quelques coussins et un manche à balais, je peux la conduire. Tandis qu’un gars d’ici dans ma petite R5, je voudrais bien l’y voir! Il aura allumé les phares et nettoyé le par-brise avant d’avoir trouvé la boîte de vitesse.

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Vous souvenez-vous de la patinoire où nous évoluions avec grâce? Et bien nous allons bientôt pouvoir y nager avec tout autant de grâce!

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La  poutine, la vraie de vrai, de base, frites et fromage. J’ai déjà goûté une poutine plus élaborée (viande hachée, sauce, oignons…)
Mais maintenant je suis au régime. Je ne tolère que les cookies n’ milk ;-)

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Vue du club 737 (une chance que vous n’ayez pas le son, croyez-moi!)

Sports d’hiver

Qui a dit « à Montréal, tu vas faire du patin tout le temps ? » Qui que ce soit, il s’est trompé. Au hasard d’une balade au Lac des Castors lundi dernier, nous avons décidé de faire nos premiers pas sur la glace…heureux hasard !! La saison venait de se terminer, mais la patinoire, toujours à l’affût des profits, avait quand même ouvert un dernier jour compte tenu du beau temps (et en dépit des nombreux geysers naissant ci et là).
Premiers et derniers pas donc…énergiques pour Stéphane, plutôt timides pour moi.

En revanche la saison de ski étant loin d’être terminée, nous avons pu profiter d’une journée parfaite au Mont Tremblant dimanche. Nous avons loué une voiture avec Sébastien et Marie. Après un arrêt traditionnel (dixit Seb) au Tim Hortons pour un petit déj’ riche en énergie (et carrément blindé en calories) nous avons enquillé l’heure et demi de route qui nous sépare des pistes. La location du matériel a été un grand moment. Guichet 1 : je m’enregistre sur Internet, et la machine me sort un premier ticket. Et voilà, en 15 secondes, je suis encore un nouveau numéro. Guichet 2 : je présente mon ticket, je paye, et l’hôtesse me remet deux papiers. Guichet 3 : je donne un de ces papiers pour qu’on m’équipe, et on me tend un quatrième ticket à garder. Résultat, après avoir fait 3 fois la queue, et avoir distribué 4 papiers, j’ai légalement le statut de skieuse. Pas étonnant qu’on ait bientôt plus de forêt.
On grimpe tout en haut, on démarre en douceur. Notre team est composé de 2 skieuses (dont une Gigi à qui il ne manque que Pépette et une crêpe au sucre), 1 snowboarder et 1 « patinetteur ». Météo idéale, bonne neige…un régal. Stéphane nous a emmené sur une piste à bosses en pleine forêt, une belle communion avec la nature, que j’ai honoré en faisant un gros câlin à un des arbres qui passait par là (oui c’est lui qui passait, pas moi.)
Après une pause déjeuner typiquement nord américaine (chien chaud, hamburger, frites) nous voilà repartis. Dur dur de redécoller, mais l’après-midi s’annonce tellement courte que nous sommes remotivés en deux temps trois glissades. Et en effet les pistes ferment à 16h30, alors qu’il fait encore grand soleil…quel dommage. Nous en avons profité pour découvrir le charmant village du Mont Tremblant et achever la journée sur un chocolat chaud/marshmallows/crème fouettée.

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Steph Candelloro et moi, grande sportive

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Bienvenue au Québec! Vous repasserez, ok?

Mon arrivée à Montréal a été aussi chaotique que ce que mon départ de Paris était rôdé !
Du rhume chopé dans l’avion (comment ça, ça n’arrive qu’à moi ?) à une valise égarée, en passant par le douanier qui préférait parler de sa coupe de cheveux (oui même rasé, ça reste un sujet de conversation) plutôt que s’occuper de mon visa ou encore le slalom sans fin entre les conditions restrictives de location de la voiture (pas le bon permis, pas le bon âge) pour que finalement il soit trop tard pour aller récupérer mes bagages en zone de fret.
Ma première nuit a été courte, mais dès le lendemain nous sommes acharnés à remettre les choses à l’endroit. Retour à l’aéroport donc, et 40 minutes d’attente sur un banc pour faire corriger une faute sur mon visa (à trop se concentrer sur ses 3 poils sur le caillou, le douanier m’avait mit 1 mois dans la vue !!) et toujours pas de nouvelle de ma valise. La chkoumoun était telle que c’en était risible.
Mais quelques jours ont suffi pour que tout se mette en place. Me voilà maintenant convenablement installée. Nous avons Internet, j’ai un téléphone, une carte de débit (avec laquelle je cumule des points ‘scène’ qui me donnent droit à 10% de réduction sur le maïs éclaté au cinéma…ils sont trop forts ces cousins), une carte de transports, une carte de bibliothèque, une carte de yoga…en gros je suis en train de me recréer tous les comptes et numéros que j’ai mis tant de temps à résilier à Paris!

Le salon. On ne s'en sert pas beaucoup...sûrement parce que les canapés sont, en plus d'être laids, très inconfortables.
Le salon. On ne s’en sert pas beaucoup…sûrement parce que les canapés sont, en plus d’être laids, très inconfortables.
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Petit-pote-de-la-forêt-d’en-face

Paris, tu paris que je te quitte?

Démarrage du rétroplanning des résiliations. 2 mois, soit 60 jours (non je ne suis pas nulle en maths, février a moins de jours). Et avec, la farandole des coups de fil et des courriers RAR: SFR, EDF, GMF, SPB, Alice, mutuelle, sécu, impôts, assurance appartement…argh!!! Combien de temps ai-je passé à écouter les valses de Chopin sur les services automatiques!! « Si vous êtes membre, tapez 1. Si vous n’avez pas de numéro d’affilié, tapez 2. Si vous avez tapé 2, tapez maintenant 3. Si vous ne pouvez pas, tapez 7. Pour raccrocher, tapez 12….) C’est là qu’on s’aperçoit à quel point notre monde est devenu virtuel. C’est aussi là qu’on se demande s’il y a vraiment quelqu’un qui est payé pour « traiter notre appel dans 6 minutes ». Mais c’est surtout là qu’on s’aperçoit du nombre de comptes, de numéros, de mots de passe qu’on a en étant membre de la société! Je suis xvfujlm25hkzh, 19/09/83, 0620890298, cabsand@hotmail.com, mais aussi RZ23J8, et bien d’autres….

A côté de ça, je suis devenue Ebayeuse. Et heureusement! Vider un appartement peut paraître simple,mais quand on décide qu’on ne balancera pas tout du 6ème étage, ça l’est tout de suite beaucoup moins. Je me suis prise au jeu de la marchande. I liked it, and I have been known to be pretty good at it ;-) Qui sait…les plus gros business ne démarrent-ils pas dans un 23m2 à Vincennes? Chaque fois qu’un acheteur d’Ebay est venu retirer un objet, j’ai réussi à lui en refourguer un autre. C’est ainsi que mes baffles sont parties avec le fer à repasser, et mon meuble de salle-de-bain avec 2 paires de chaussures. La vente VIN (Very Important Neighbours) a très bien fonctionné également (enfin grâce à la voisine de 7ème, parce qu’elle a ramené toute la smala).
Pour le reste, un GRAND merci à mon oncle, qui a fait d’une Pierre 2 coups (ahaha) et a gentiment accepté de littéralement blinder sa 205 (c’était bien une 205?) pour stocker mes précieux biens à Angers.

J-5…ma Clémentine, la Harlando, la GBBdeGB (grande blonde bouclée de Great Britain) organise mon pot de départ. Un super buffet, bordé d’une série de photos illustrant mes 4 années en tant que rectanglette, du beau monde, des beaux cadeaux…et pas encore de larmes! YES!

A J-3, je n’avais plus qu’une seule angoisse, le poids de mes valises. J’ai rendu les clés de mon appartement le 29 février au matin, et celles de Rectangle Productions l’après-midi. Je ne sais pas si la nostalgie m’avait déjà envahie, ou si j’avais vraiment beaucoup à faire, mais je n’ai pas réussi à quitter le bureau avant 21h30 ce soir-là…

J-2. Coiffeur, courses. Puis la FareWell Party! Super soirée, DJtée par F.L.O, tout s’est passé comme je l’espérais. Les gens sont passés, restés, on a mangé, dansé, et surtout partagé. Et qu’est-ce que j’ai été gâtée! Que des cadeaux intelligents. Mon agenda et mon Moleskine ne me quittent pas. Le cache-passeport d’Arlette Bond a fait un tabac à l’aéroport. Pour les gants, le bracelet et le T-shirt, c’est simple je dors avec, au grand damne de Stéphane.

J-1: Je prend du bon temps, je me repose, je passe vendre encore quelques bouquins chez Boulimier, je loue film, et je m’endors au milieu…classique.

Le jour J…toujours une seule vraie panique, les va-lises! (Oui malgré les 2 bagages partis la veille avec un transporteur fret…) Julie passe me prendre à Montreuil pour m’emmener à CDG. Au comptoir d’enregistrement, heureusement qu’elle était là la grande Julie. Parce que grâce à son réarrangement de mes valises et son beau sourire, j’ai eu 50% de rabais sur l’excédent. Après ça on a rigolé, on s’est traîné sur les chariots, on a traversé tout l’aéroport pour trouver le Mc Do (pas relou la Sandie…) et puis je suis partie.

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Pot de départ chez Rectangle et FareWell Party à l’Entrepôt