José James is Peter Pan [ I Said A Hip ]

Il s’est réveillé un matin et cette voix suave et résonnante a coulé de sa gorge. On s ‘est assis sur un banc face à la mer et il m’a chanté que le paradis, c’est ici. Il s’est entouré de notes jazzy, un brin bossa nova, pour faire voyager sa musique. On a échangé sur tous les sujets, parlé de tout et de rien, de la pluie et du beau temps qui passe, des rêves d’enfants qu’on devrait laisser filer…qui mieux que lui peut comprendre que je m’y accroche? Pendant ce moment hors du temps, il a glissé quelques secrets au creux de mon oreille, s’est confié et a raconté.

Il n’a pas eu besoin de quitter le pays imaginaire pour tomber amoureux. Exit la fée Clochette, les sirènes et Wendy. Il s’est envolé sans retenue, sans limite, a rempli ses poches de trésors trouvés sur des plages maintes fois foulées, a remarqué des couleurs et goûté des saveurs jusqu’alors inconnues, est allé toucher le ciel plusieurs fois, avant de retomber, sans un nuage pour le rattraper. Une longue chute, avec la sensation qu’une fois arrivé, le sol le recracherait comme un vulgaire caillot dans un geyser de lave furieuse. Il a souffert, pleuré, s’est désespéré, a réconforté pour se rassurer, pleuré encore, s’est promis de ne jamais recommencer, pleuré toujours.

Les pirates ont essayé de le faire boire pour noyer son chagrin, Crochet lui a roulé un joint pour qu’il expire la fumée de la souffrance, mais il n’est pas comme ça Peter Pan. Il a eu le courage d’affronter ses maux forts avec des mots plus forts encore. Il a laissé les émotions piquer son cœur, comme une poupée vaudou, sans protection.

Puis un jour, il s’est relevé, a ouvert les yeux pour découvrir un ciel bleu. Il a réalisé ce qui lui restait à explorer et l’a chanté. Il a fait couler du piano teinté de blues,  pleurer des synthés languissants. Il a arrosé le tout de jazz, parce qu’il avait d’autres choses à dire. On ne reste pas indéfiniment longtemps au pays imaginaire sans en revenir avec quelques grandes réflexions philosophiques…où s’arrête le début, où commence la fin? Il a posé ses bases avec une contrebasse, parce que rien ne vaut quelques acquis bien mérités pour mieux questionner. Toi, moi, le monde et la solitude ? Vouloir, désirer, souhaiter, espérer.

Bref, Peter Pan s’est frotté à l’amour et nous le raconte en musique.

L'article dans le webzine d'I Said A Hip
L’article sur José James (a.k.a Peter Pan) dans le magazine d’I Said A Hip

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